A. Les films critiquant le pouvoir

1. La dictature d’Hitler avec The Great Dictator


 

 

 

     " C’est l’histoire d’une période entre deux guerre mondiales, période intermédiaire où la folie c’est déchaîné, la liberté a piqué du nez et l’humanité a reçu des coups de pieds ", extrait de l’introduction du film The Great Dictator, de sa traduction Le dictateur. Ce film est un film de Charlie Chaplin réalisé en 1939 lors de la seconde guerre mondiale. Ce film raconte que pendant cette guerre un soldat maladroit sauve la vie d’un valeureux pilote, appelé Schultz. Après quelques années passées à l’hôpital, ce soldat devenu amnésique reprend son métier de barbier et rencontre une jeune femme, Hannah. Entre temps, Adenoid Hynkel, qui ressemble physiquement beaucoup a ce barbier, est devenu le dictateur de la Tomania, avec la complicité de ses ministres Garbitsh et Herring, et a institué une discrimination contre les juifs. Or, le barbier est lui-même juifs. Lors d’une rafle, tandis que l’armée de Tomania envahit l’Österlich, Hynkel et le barbier sont confondus, ce qui contraint finalement ce dernier a improvisé un discours inattendu et mémorable à la radio.
     Ce film, sous ces noms de pays et de dictateurs inconnus, cache en vérité une critique d’une dictature, celle de l’Allemagne dirigée par Hitler. Dans ce film, la Tomania est une représentation de l’Allemagne, Adenoid Hynkel est la caricature d’Adolf Hitler, Benzimo Napoloni dictateur de Bactérie, est celle de Benito Mussolini, la Bactérie représente l’Italie ainsi que l’Österlich celle de l’Autriche.
     Charlie Chaplin est le réalisateur et l’auteur de ce film, mais aussi l’acteur des deux personnages principaux. Il interprète le rôle du Barbier juif, ancien soldat et celui de Hynkel, le dictateur de Tomania c’est pour cela qu’il se ressemble tellement. En faisant cela Charlie Chaplin a voulu nous faire comprendre que ces personnages ne sont pas si différents car se sont des hommes.
     Charlie Chaplin est opposé à toute forme de dictature et de nationalisme, il décide de s’attaquer à ce qu’il appelle les mauvaises manières dominant le monde avec une arme qui lui est propre, le comique burlesque pour critiqué cette dictature. Afin de mettre cela en œuvre, Charlie Chaplin fait en sorte que le soldat Tomanien ( barbier juif ), au début de la première guerre, ne soit pas un soldat qualifié pour critiquer ici les armées de Hynkel. Pour cela, le soldat incarné par Chaplin a peur quand un canon part, se bouche les oreilles quand c’est lui qui doit en faire partir un. Il a tellement peur qu' il court dans les bras d’un autre militaire qui l’accompagne. Quand il ne se trompe pas de camps, il ne sait pas se servir de ces armes et les transporte mal. Pour les soldats en Tomania qui font leur ronde dans le ghetto, il faut qu’il soit en masse pour arrivé à se mettre de chaque d ‘un juif pour pouvoirs enfin l’arrêter alors que le juif était tout seul.
     Puis, Chaplin s’attaque au détail. Le symbole nazi qui est la croix gammée n’apparaît pas mais elle est remplacée, notamment sur les drapeaux et les brassards, par la double croix. Le ghetto juif a ses affiches en anglais ( langue de production du film ) et en espéranto, afin de ne pas faire clairement allusion à l’Allemagne, et aussi parce que cette langue a été conçue par un juif, Ludwik Lejzer Zamenholf, pour indiquer que le ghetto est bien habité par des Juifs. La langue utilisée par Chaplin pour les discours de Hynkel est une langue de son invention qui ressemble à l’Allemand. Pour le décor lors du retour du discours d’Hynkel sur l’avenue, des statues sont représentés avec le salut hitlérien. Ces statues représentent la Vénus d’aujourd’hui qui est copiée de la Vénus de Milo et le penseur de demain qui est lui aussi copié mais du penseur Rodin.

Le costume d’Hynkel se rapproche fortement du costume traditionnel hitlérien, son physique accentue également la ressemblance avec la moustache caractéristique d’Hitler et la même coupe de cheveux ainsi que de l’imitation du salut hitlérien.
     Finalement une dictature critiquée n’est rien si on ne critique pas son dictateur, c'est pour cela que Chaplin le fit. Il lui fait faire plein de grands gestes, le fait se répéter et même s’étouffer quand il fait ses discours. Durant ses discours, il prononce aussi beaucoup d’injures contre les Juifs qui ne sont traduit que par " Notre excellence vient de dire quelques mots sur les Juifs ", de plus il fait des bruits bizarres. A la fin d’un de ses discours, il descend les escaliers en roulant à cause d’une personne qui le poussa, en arrivant en bas de cet escalier il fait comme si rien ne s’était passé. Quand il prend un enfant avec lui pour une photo, il se force à sourire et s’essuie les mains après l’avoir touché. Dans son bureau, pour envoyer des lettres il fait lécher ses enveloppes par quelqu’un d’autre. Pour appeler sa secrétaire il joue de la trompette et quand elle est avec lui dans son bureau il fait le bruit du cochon pour l’attirer. De même que quand il ouvre ses placards se n’est pas pour prendre des dossiers mais pour se regarder car des miroirs sont mis à la place des compartiments. En étant dans son bureau, il dit qu’il veut être empereur du monde alors il joue avec son globe comme avec une balle et le fait éclaté et devient d’un coup tout triste. Ici Chaplin fait allusion aux faits qu’Hitler " joue " avec le futur de l’humanité qu’il finit par détruire. Quand le dictateur de Bactérie, l’appel il n’ose pas lui parler et quand il lui parle Napoloni Benzino lui marche dessus et viennent à se battre avec de la nourriture.
     Pour clore ce film, Chaplin fait en sorte par une ineptie que des soldats Tomaniens prennent Hynkel pour le barbier puisque comme l'avons dit au début ces deux personnages se ressemble et c’est alors que nous nous apercevons que le barbier juif excelle autant que le dictateur Hynkel dans l’art oratoire.
Après avoir étudié le Dictateur, nous allons voir un autre film sur une autre guerre qui critique lui aussi une société.

2. La guerre froide avec Dr Folamour

     " Depuis plus d’un an des bruits alarmant circulaient sous le mentaux parmis des hauts dirigeants du monde occidental, l’URSS disait-on préparé quelque chose que l’on supposait être l’arme nucléaire suprême. Le contre espionnage avait réussi à repérer l’emplacement où s’élaborait le projet ultra-secret des Russes, une terre arctique perpétuellement enveloppé de brouillard au pied des montagne des îles de Coche. Ce qui se construisait dans ce lieu reculé et désertique personne ne le savait " extrait de l’introduction du film Docteur folamour ou comment j’ai appris à ne plus m’en faire et à aimer la bombe de son titre original Dr Strangelove or how I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb. Ce film est un film britannique réalisé par Stanley Kubrick pendant la guerre froide. Il nourrit avec son film la dénonciation de l’incompétence des politiciens de tout bord, l’absurdité criminelle des projets et des réalisations des complexes militaro-industriels. Ce film se déroule en pleine guerre froide où le général américain Ripper, frappé de folie paranoïaque, décide d’envoyer des B-52 (avion militaire) frapper l’URSS. Le président des Etats Unis commande une réunion d’urgence dans la salle souterraine de commandement stratégique, pour tenter d’éviter une guerre nucléaire. Un débat s’engage entre les tenants des différentes options politiques et militaires qui s’offrent au président. La seule possibilité pour éviter un conflit majeur, est de fournir aux Soviétiques les positions des avions, afin qu’ils les détruisent. Certains sont abattus et d’autres sont rappelés, sauf un, dont le système de communication est hors d’usage. L’ambassadeur de l’URSS, convoqué afin de témoigner de la bonne foi du président américain, mentionne l’existence d’un système secret de défense, appelé " la machine infernale ", qui déclencherait l’holocauste nucléaire en cas d’attaque contre l’URSS. Il consulte alors le docteur Folamour, un scientifique, transfuge du régime nazi, nostalgique et psychopathe. Il explique alors une solution possible pour sauver l’espèce humaine. Pendant ce temps, l’équipage du B-52 mène sa mission vers son terme, certain du bien-fondé de l’ordre qu’il a reçu, malgré toutes les difficultés qu’il ne manque pas de rencontrer.
     Ce film est un film provocateur et ironisant sur un gouvernement américain incapable de contrôler quoi que se soit et a un caractère tragico-comique unique.
     Peter Sellers, célèbre acteur comique de ces années, incarne dans se film trois rôles différent. Celui du docteur Folamour, du colonel Mandrake et du président Muffley, qu’il interprète avec différences et avec un certain comique. Le docteur Folamour est un ancien scientifique ayant œuvré pour le régime nazi et que les Etats Unis ont " recyclé ". Il l’interprète avec  un accent allemand prononcé, avec des allures inquiétantes, des tic et des réflexes non maîtrisés qui trahissent son ancien attachement au troisième Reich en tentant de maîtriser son bras droit qui a tendance à faire le salut hitlérien spontanément. Le colonel Lionel Mandrake est incarné comme un personnage cultivé pris dans une situation délirante et désespéré ; rêveur, il écoute de la musique et danse au milieu des opérations ; peureux, il trouve des excuse pour ne pas participé à des combats militaires et quand il entend des tirs il s’allonge directement sur un sofa. Le président des Etats Unis d’Amérique, Muffley, qui est un prototype du démocrate humaniste et sentimental. Il ne panique jamais face à la catastrophe, mais perd peu à peu ses illusions. La dernière vision de cet homme dans ce film est avec un verre d’alcool à la main, signe de son renoncement et de sa volonté de drame vers lequel la planète est entraînée, comme si le démocrate noyait la défaite de son idéologie.
     Il y a deux autres personnages, qui ne sont pas incarnés par Petter Sellers, mais qui sont important. Ce sont les généraux Buck et Ripper.
     Le général Buck est un machiste, dont sa femme qui est aussi sa secrétaire n’est réduite qu’à un rôle de seul objet sexuel. D’ailleurs, il est bien enchanté de l’idée émise par le Dr Folamour, celle de la monogamie ( dix femmes pour un homme ) pour le reproduction de la race. Le général Ripper est un paranoïaque mégalomane dont les nerfs craquent pour une raison ou une autre. Il est persuadé que seul les militaires sont encore capables de prendre les décision pour le bien de la nation. Il ne pense et ne parle que des problèmes de bonne santé et de l’eau pure ainsi que de sa puissance qu’il ne doit pas perdre ( parle de sa semence qu’il ne lâche avec aucune femme ) d’où sa paranoïa que cette peur entraîne. De plus, il rapporte ce problème à celui de la nation donc à son idéologie puisque selon lui ils ( la nation et lui ) ont été façonnés dans le même moule, il déclenche la bombe atomique symbole de la force suprême de son pays, donc de la sienne, parce que sa hantise consiste à ne pas savoir comment retenir sa semence.

     Maintenant que nous vous avons présenté le film et ses personnages, nous allons voir quelques scènes de ce même film critiquant le pouvoir.
     Dés le début le général Ripper appelle le colonel Mandrake en lui disant " Ici le général Ripper, reconnaissez vous ma voix ? " lui demande t-il alors qu’ils venaient a l’instant de l’avoir au téléphone. Il annonce en même temps l’alerte rouge et là le colonel dit " c’est une excellente idée cela réveillera un peu le personnel ". Puis toujours pendant cet appel le général dit qu’ils sont en pleine guerre chaude, où le colonel rétorque "  au zut ". Pour donné le plan de cette alerte le général dit que c’est " le plan R comme Robert " et cela et répété dans tout le film quand on parle du plan R.
     Dans le B-52, les hommes de l’équipage font chacun quelque chose de différent. Un admire un poster de femme dénudée, un autre joue aux carte, un autre dort, un autre lit et un autre mange alors qu’ils sont en plein vol. Quand le plan R leur est donné le commandant n’y croit pas et dit que c’est " stupide " et demande confirmation à la base. Quand il sait que c’est vrai, il met son chapeau de cow-boy et fait un long discourt à son équipage. Dans la trousse de survie qu’il fait vérifié, il y a un sachet de préservatif, un automatique, trois paires de bas nylon, neuf paquets de chewing-gums, une mini bible ainsi qu’un autre mini livre et trois bâtons de rouge à lèvre.
     La secrétaire du général Buck bronze dans la chambre avec une lumière en étant en maillot de bain et répond au téléphone pour le général car il ne veut pas prendre l’appel comme il est dans la salle de bain malgré que se soit très important et ne va prendre l’appel que par obligation et au dernier moment.
     Le général Ripper fait un discourt à ses hommes en leur donnant trois consignes, " se fier à aucun individu quelque soit son uniforme ou son grade à moins de le connaître personnellement, si une personne quelconque approche à moins de 200 mètre du périmètre il faut ouvrir le feu, en cas de doute tirer d’abord et poser les questions après car je préfère perdre quelque hommes par accident qu’avoir la perte de la base ". Pendant ce discours le colonel Mandrake écoute de la musique et danse.
     Au pentagone, le général Buck parle au nom des militaires avec le président et les autres hommes politiques, c’est alors que sa femme l’appelle sur le teléphone du pentagone pour savoir quand il rentre et si eux deux c’est du sérieux. Après ceci le général se bat avec l’ambassadeur soviétique car l’ambassadeur prend des photos du plan militaire des Américains mais ils sont interrompus par le président qui déclare " messieurs, vous ne pouvez pas vous battre ici ! Vous êtes dans le PC de guerre ".
     Quand le président américain appelle le président russe, celui-ci est saoul et ne comprend pas la gravité de la situation alors le président américain est obligé de lui parler comme a un enfant. Il lui dis qu’un de ses hommes qui a un " grain " a lancé l’arme nucléaire et qu’il en est bien embêté mais le président Russe à ce moment là veut juste savoir si ça arriverai au président Américain de l’appeler juste pour avoir de ces nouvelles.
     Le colonel Mandrake et le général Ripper sont dans le bureau du général, quand des tirs cassent les fenêtres du bureau. C’est alors que le général se met devant sa fenêtre et dit " pas mal joué " et à ce moment là il sort sa mitrailleuse qu’il avait caché avec c’est club de golf. C’est alors que le colonel essaie d’empêcher en vain le général de tirer sur les soldats compatriotes venus le chercher, qu’il a pris pour des Russes. Le général demande de l’aide au colonel mais celui-ci lui dit qu’il ne peut pas l’aider car il a une jambe artificielle et que donc il a plus de tendon et se cache derrière une chaise.
     Quand le soldat envoyé par le président pour aller chercher Ripper rentre dans son bureau et voit le général mort dans sa salle de bain, il pense que le colonel Mandrake est un déséquilibré pervers et que le général s’est tué car selon lui le colonel est fou et qu’il a organisé une mutinerie avec d’autres fous.
     Le pilote du B-52, se dirige vers l’endroit où se trouve les missiles dans l’avion car ils ne veulent pas sortir, c’est alors que le pilote arrive à en faire sortir un. Avec son chapeau de cow-boy sur la tête, il chevauche le missile qui part dans les airs et fait le cow-boy sur son missile qui vole comme un enfant de quatre ans qui serait sur un cheval à bascule.
     A la fin de ce film, le docteur Folamour qui est paralysé depuis la dernière guerre, s’extasie tellement devant l’apocalypse imminent qu’il se met debout et dit " mi führer je marche " comme si il était encor sous le régime nazi.
     Le réalisateur veut nous faire voir, dans ce film, avec toutes ces scènes " comique" qu'il ne faut pas laisser de pouvoir aux militaires car selon lui, ils ne prendraient pas les bonnes décition.

     Maintenant que nous avons vu deux films sur la critique du pouvoir, nous allons étudier une autre sorte de critique, la critique sociale.

Source de la vidéo : [en ligne] http://www.youtube.com/watch?v=WMAT1-3xuyw&eurl

Source du montage : statue de Vénuse de Milo [en ligne] http://www.bakker.fr/images/Catalog/normal/large/91621.jpg, statue du penseur de Robin [en ligne] http://chocoku.concours-referencement.net/images/penseur.jpg, les images prisent du film [en ligne] http://www.ac-grenoble.fr/webcurie/pedagogie/histgeo/jpm_film/1S3_dictateur.pdf

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